Louer un terrain de padel ou l'acheter comptant

Louer coûte plus cher au total qu'acheter comptant — en général 15 à 25 % de plus sur toute la durée. Ce que ça achète, c'est la première année : aucun décaissement pour le terrain, la trésorerie qui reste dans l'entreprise, et la propriété à la fin quand même.

Ulysse PauchonUlysse Pauchon4 min

Le total est plus élevé. Autant le dire d'emblée.

Un comparatif qui commence par les avantages de la location perd son lecteur, parce que le lecteur sait faire la division. Sept ans de loyers sur un terrain à 52 000 $US font plus de 52 000 $US. La différence, c'est le coût de l'argent, et il se situe entre 15 et 25 % du prix comptant selon la qualité du dossier et la durée. Ce que vous achetez avec cette prime, c'est du temps. Un club qui paie comptant a 52 000 $US de moins en banque le jour de l'ouverture, c'est-à-dire le jour où il a le plus besoin de trésorerie pour l'équipe, le stock et la communication. Un club qui loue ouvre avec le même terrain et son fonds de roulement intact.

Ce que la prime achète vraiment

Elle achète la première année, et la première année est celle qui décide si un club tient. Un terrain acheté comptant sort son prix entier du compte le jour où la dalle est coulée — c'est-à-dire le mois où l'on recrute, où l'on achète le stock, où l'on paie la signalétique et le lancement. Un terrain loué sort une mensualité, et la différence reste dans l'entreprise en trésorerie d'exploitation. Ce n'est pas un avantage rhétorique : un terrain de padel met six à douze mois à atteindre son occupation de croisière, et l'argent qui porte un club pendant cette montée en charge est exactement celui qu'il n'a pas mis dans l'actif. La prime achète aussi du temps. Sur un montant de cet ordre, un accord de principe revient en général sous 48 à 72 heures, sous réserve de l'étude de site ; une ligne bancaire équivalente se compte en semaines, parfois en trimestre, et elle consomme une capacité d'emprunt qu'on préfère garder pour le bâtiment.

Depuis notre propre barèmeDécaissement de la première année — louer contre acheter
Achat comptant112 600 $US
Location, année 169 000 $US

Ce qui change, c'est QUAND l'argent sort : acheter comptant demande 112 600 $US au départ.

Un terrain maintenant, ou deux

C'est la comparaison qui se fait réellement, et presque personne ne la pose correctement. La question est rarement louer-un-terrain contre acheter-un-terrain. C'est acheter un terrain maintenant contre en louer deux, parce que la mensualité de deux terrains représente une fraction du prix comptant d'un seul. Deux terrains ne doublent pas la recette d'un club — ils font mieux que la doubler, parce qu'un terrain seul ne peut pas accueillir un tournoi en poules, ne peut pas tenir une soirée de championnat, et perd toute réservation qui arrive pendant qu'il est occupé. Les exploitants le disent de façon constante : c'est le deuxième terrain qui transforme une offre de padel en activité de padel. Face à ça, une prime de financement de 15 à 25 % sur l'actif est un petit chiffre. Le contrepoids honnête : deux terrains, ce sont aussi deux fois les travaux de sol, et les travaux de sol se paient au démarrage quel que soit le mode de financement du terrain.

Quand acheter est la bonne réponse

Trois cas, dits franchement. Si le capital dort vraiment — sur un compte qui ne rapporte rien, sans usage concurrent dans les deux ans — alors payer comptant évite la prime de financement et il n'y a rien à objecter. Si la structure ne peut pas assumer un engagement mensuel fixe pendant un hiver creux, la location transforme un problème de saisonnalité en défaut de paiement, ce qui est pire qu'une ouverture plus tardive. Et si le projet est un terrain unique sur une dalle existante, pour un propriétaire qui a déjà le site, le montant total est assez faible pour que la prime n'achète pas grand-chose. Partout ailleurs — site neuf, projet à plusieurs terrains, club qui doit aussi financer son ouverture — c'est l'argument du calendrier qui l'emporte.

Questions

Non, pas au total. Sur toute la durée vous payez 15 à 25 % de plus que le prix comptant. La location achète du calendrier et de la trésorerie, pas un coût total plus bas. Qui vous dit le contraire présente un échéancier comme s'il s'agissait d'une remise.